Mon garagiste, que j’apprécie beaucoup, ayant mixé mon rendez-vous avec un certain Roberto. Je me suis retrouvé pendant +-2 semaines avec une auto de courtoisie. Pas le grand luxe, reste qu'elle avait beaucoup plus d'électronique que ma Fit bien aimée.
Dans un des écrans, il y avait un affichage qui indiquait une moyenne de kilométrage parcouru par heure. Information qu'on pourrait avoir de bien des façons, mais là, elle est présente simplement, clairement et était facilement accessible.
Loin de l'indicateur habituel sur le kilométrage total parcouru ou bien la consommation moyenne au km. Cet indicateur m'a fait réfléchir sur le temps qui passe. Mon temps.
Pour me rendre au travail ou chez ma tendre moitié, la moyenne de vitesse est plus souvent qu'autrement entre 50 et 110. Si je fais un petit calcul rapide, cela veut dire que soit 50% ou 75% du temps que je suis dans l'auto, je suis soit au ralenti, dans le trafic ou encore complètement à l'arrêt ou presque. Ça laisse songeur 🤔. Cela m'a rappelé le moyen temps où j’allais dans l'ancien édifice de l'ONF et que je devais braver le pont Champlain, Décarie et l'autoroute 40, ou comme je l'appelais affectueusement "mon" triangle des Bermudes.
Dans les courants de la vie et du temps, on se laisse, je crois, trop souvent porter par la force des choses, sans vraiment se poser de questions plus qu'il faut. On suit le mainstream. Aussi, je pense qu'on devrait être plus conscient de ces choses-là et plus globalement de l'usage de notre temps.
Le temps est le bien le plus précieux dont nous disposons, peu importe l'âge que nous avons, peu importe notre situation et notre niveau dans l'échelle sociale de la société. Il est et restera le bien le plus précieux. Mais nous le prenons, un peu comme l'air que nous respirons, comme quelque chose de trivial, conquis même.
Je veux voir le temps et les journées passées différemment ! Je veux voir les moments que je passe avec ma famille et mes amis autrement. Je veux sentir le temps comme on pourrait sentir le doux parfum des roses. Le ressentir pleinement. Ne pas me battre contre les rides qui s’ajoutent à mon visage et mes bobos qui sortent un peu partout dans mon corps un peu plus tous les jours.
Le plus dans la vie j'arriverai à prendre conscience de ma fragilité, de cette vérité éternelle que nous avons tous une date de début et aussi, une date de fin. Le mieux je passerai le temps, mon temps sur cette terre, ici-bas. Moi qui ne suis personne et un peu tout le monde à la fois.
Ricardo Da Fonseca

C'est beau ce que tu dis Ricardo, c'est comme si t'avais des fleurs dans yeule.
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