Parlez vous l'écureuil ?!?

Ces derniers temps, j'observe que mon terrain intéresse de plus en plus la faune des alentours : mouffettes , lièvres, chats sauvages, oiseaux et, dernièrement, tout un clan d'écureuils. Au moins une bonne dizaine !

J'étais en train de prendre un café quand j'ai vu un de ces nouveaux arrivants touristes d'écureuils venir à quelques pas de moi. Aucune peur, aucune gêne, juste de la curiosité, je crois. Il devait probablement se demander la même chose que moi : « Qu'est-ce qu'il fait sur mon territoire ?! »

J'ai essayé de leur parler. Je leur ai dit en gros que je n'avais pas tant de soucis avec leur compagnie, malgré cette manie de bouffer tout et n'importe quoi qui m'énerve un tantinet .... Reste qu'ils sont chez moi et que, comme tout bon colocataire, j'aimerais qu'ils participent aux tâches du terrain et de la maison — à défaut de me payer un loyer ! S'ils s'occupaient des mauvaises herbes de mon jardin, je pourrais fermer les yeux sur toutes les conneries qu'ils font autour de la piscine et le putain de bordel de pommes massacrées qu'ils me mettent sur mon patio.

Je leur ai dit aussi qu'ils pourraient faire équipe avec les lièvres ou d'autres animaux pour aller plus vite. Et enfin, que si le travail était bien fait, je saurais même les récompenser avec de bonnes noix et de belles carottes... on est pas des sauvages quand même 🙂

Deux semaines ont passés et jusqu'à ce jour, rien n'a été fait de leur côté. Je commence à croire qu'on ne s'est pas compris. Je pense ne plus avoir le choix, je vais devoir la passer, la tondeuse. Je vais devoir les arracher, ces mauvaises herbes-là. Enfin mauvaises herbes , je dirai plutôt ces « super » herbes... À grandir sur de la poussière de roche, avec quasi pas d'eau, à pousser complètement à plat pour ne pas être ramassées par la tondeuse : ce sont des caractéristiques qui se rapprochent plus du « super » que du mauvais ! Ce ne sont pas des mauvaises herbes, ce sont les super-héros de la flore.

En attendant ma prochaine rencontre, je vais devoir pratiquer mon « écureuil ». Le langage est tout sauf évident. Squik, Squirk, Squiken...


Ricardo Da Fonseca




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