Life’s art of war #128 - quando alguém nasce, nasce selvagem

C’est dans les épreuves que ressortent le plus nos traits de caractère intérieurs, les meilleurs comme les pires. Qu’on le veuille ou non, dans ces moments, ils sont affichés haut et fort, sans demi-mesure et sans filtres.

Avec du recul, il me semble que la ligne les délimitant n’est pas si épaisse, la distance pas si grande.

Les haussements de voix, les énervements, nos attitudes décevantes et tous les autres traits dont on est peu fier ne sont qu’à quelques pas de l’empathie, de la tendresse, de l’écoute, de la voix de la raison, du calme et de la paix.

J’ai parfois du mal à retrouver mon chemin, majoritairement, je crois, parce que je cultive l’idée que chaque individu, même bien différent, aspire à des bonheurs communs. Et quand rien ne s’aligne, que tout ne semble être que pacotille, il devient difficile de faire et de trouver du sens. Alors le monde tourne, tourne et tourne encore, au point d’en faire perdre l’équilibre.

Dans ces moments-là, j’ai le refrain de cette musique portugaise que j’ai souvent écoutée plus jeune qui me revient en tête et m’aide à relativiser :
« Quando alguém nasce, nasce selvagem »
(Quand quelqu’un naît, il naît sauvage.)

Le titre de cette musique, à lui seul, pourrait « légitimer » tous les comportements possibles des individus, sans pour autant excuser les mauvais ni expliquer les bons. Il illustre simplement que chacun suit son propre chemin, décide des routes qu’il voudra emprunter, des hors-pistes qu’il aimera explorer.

Chacun de nous est un être unique, « sauvage » à part entière. À la naissance, et tout au long de nos vies, nous avons des guides, des mains tendues, des conseils qui nous sont donnés. Mais, comme toute chose dans la vie qui nous est offerte, aussi belle soit-elle et livrée avec la meilleure intention du monde, nous avons le choix d'accepter ou bien de refuser.

Pour ceux qui aiment, qui veulent donner, aider et conseiller, ces refus sont parmi les plus difficiles à comprendre et à accepter.

Je crois qu’on ne peut réellement le comprendre tant qu’on ne saisit pas le véritable pouvoir de faire des choix, la réelle liberté que nous avons de pouvoir « choisir ». Nous faisons partie d’une génération parmi les plus chanceuses : une ou deux générations en arrière, les choix étaient beaucoup plus limités, si choix il y avait. Et je le crains, pour les générations qui suivront, les choix redeviendront une chose rare et précieuse.

Mais pour l’heure, je me dois d’essayer de garder une attitude de gratitude envers ma vie, même si parfois les heures sont sombres, même si souvent mon ciel est chargé de gris. Après chaque tempête, celles visibles et celles qui rage de l’intérieur. Le beau temps revient…


Ricardo Da Fonseca

Plus bas les paroles en portugais et ma traduction libre en français.



"Quando alguém nasce, nasce selvagem" 
( Quand quelqu'un né, il né sauvage ) 

Mais do que a um país
Plus qu'un pays

Que a uma família ou ge ração
Qu'une famille ou une génération

Mais do que a um passado
Plus qu'un passé

Que a uma história ou tradição
Qu'une histoire ou une tradition

Tu pertences a ti
Tu appartiens à toi

Não és de ninguém
Tu n'appartiens à personne

Mais do que a um patrão
Plus qu'un parton

Que a uma rotina ou pro fissão
Qu'une routine ou une profession

Mais do que a um partido
Plus qu'un parti politique

Que a uma equipa ou religião
Q'une équipe ou une religion

Tu pertences a ti
Tu appartiens à toi

Não és de ninguém
Tu n'appartiens à personne

Vive selvagem
Vie à t'état sauvage

E para ti serás alguém
et pour toi tu seras quelqu'un

Nesta viagem
Dans ce voyage que est la vie

Quando alguém nasce, nasce selvagem
Quand quelqu'un né , il né sauvage 

Não é de ninguém
Il n'appartient à personne.



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